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Paysages

Commune de Yvoir | Province de Namur | 19 septembre 2012
Vue vers Anhée, depuis les ruines du Château de Poilvache
Conditions météorologiques
Soleil
Saison
été 2012
Milieu
Agricole
Qualité du paysage
Soumis à pression

Situation :

Ruines du Château de Poilvache. La photo a été prise depuis la Tour du Midi de la forteresse de Poilvache qui domine la rive droite de la Meuse, en surplomb du village de Houx, face au village d’Anhée. L’angle de vue (de ± 35°) est orienté vers l’Ouest et n’englobe qu’une petite fraction du panorama dont on peut jouir au sommet de cette ancienne tour de défense.

Motivation du choix du paysage :

Les ruines de Poilvache et l’ancien noyau villageois de Houx au pied des grandes falaises calcaires forment un paysage emblématique de la Haute-Meuse namuroise. Il nous a cependant semblé également intéressant de faire découvrir l’autre face de ce paysage : celui que l’on découvre du haut des ruines de l’ancienne forteresse du Moyen-Âge. On fait alors face à la plaine alluvionnaire
d’Anhée, site d’un ancien méandre du fleuve. Cette plaine, plus riche que bien des autres terres du Condroz, est cultivée depuis plusieurs centaines d’année. Sous l’Ancien Régime, une grande partie de ces terres appartenait à la toute proche Abbaye de Moulins.
Le village d’Anhée a commencé à se développer au 19ème siècle. Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, les premières percées d’urbanisation en direction des zones traditionnellement agricoles sont constatées tandis que le développement du tourisme populaire provoque l’ouverture en bord de Meuse d’un très grand camping.
Aujourd’hui, le tourisme ne représente plus une menace sur la qualité environnementale d’Anhée ; il se développe principalement sous la forme d’un tourisme "doux" (randonnée, vélo, draisine, culture et gastronomie) structuré autour des axes du Ravel de la Meuse et des diverses attractions de la Vallée de la Molignée. Par contre la reconversion prévue du terrain de camping (situé en dehors du champ de la photo, vers la droite) doit être suivie avec attention.
La menace principale qui pèse sur ce paysage est bien une extension exagérée des zones d’habitat, au Sud d’Anhée. Outre le lotissement actuel du Caillou (en bord de Meuse, côté gauche de la photo) -dont on peut déjà contester l’intégration paysagère-, il faut être conscient que la plupart des zones non bâties actuelles de ce paysage peuvent, sur base du Plan de Secteur, être transformées à leur tour en zones d’habitat. Nous sommes donc ici devant le paradoxe d’un paysage qui ne bénéficie d’aucune protection particulière alors qu’il constitue la "toile de fond" d’un site (Poilvache) relevant du patrimoine majeur de Wallonie et bénéficiant de toutes les protections imaginables en terme de patrimoine naturel et de patrimoine bâti historique.

Modification depuis la dernière prise de vue :

Pas de modifications

Les photos de ce paysage :

  • [hiver 2013] : Aucune
  • [été 2012] : Pas de modifications
  • [printemps 2012] : la Meuse éternelle...
  • [hiver 2012] : Après deux semaines de froid intense, le dégel s’annonce... malgré le temps maussade et très brumeux, il convient d’immortaliser la Meuse sous les glaces...
  • [automne 2011] : Bétonnage" (de qualité) du chemin de halage en rive gauche de la Meuse (Ravel). Ces travaux font suite à la fin du chantier "égouttage des eaux usées d’Anhée". A l’extrémité Nord de la rive gauche (limite de la photo), un projet d’envergure vise à remplacer l’ancien camping désaffecté par le concept "Piano Plage".
  • [été 2011] : Très peu de modifications visibles en dehors de la fin des travaux d’égouttage sur la rive gauche de la Meuse.
  • [printemps 2011] : Les travaux d’installation d’égouttage progressent à Anhée... peut-être aussi l’une ou l’autre maison de plus en cherchant bien...
  • [automne 2010] : Les ruines de Poilvache et l’ancien noyau villageois de Houx au pied des grandes falaises calcaires forment un paysage emblématique de la Haute-Meuse namuroise. Il nous a cependant semblé également intéressant de faire découvrir l’autre face de ce paysage : celui que l’on découvre du haut des ruines de l’ancienne forteresse du Moyen-Âge. On fait alors face à la plaine alluvionnaire d’Anhée, site d’un ancien méandre du fleuve. Cette plaine, plus riche que bien des autres terres du Condroz, est cultivée depuis plusieurs centaines d’année. Sous l’Ancien Régime, une grande partie de ces terres appartenait à la toute proche Abbaye de Moulins. Le village d’Anhée a commencé à se développer au 19ème siècle. Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, les premières percées d’urbanisation en direction des zones traditionnellement agricoles sont constatées tandis que le développement du tourisme populaire provoque l’ouverture en bord de Meuse d’un très grand camping. Aujourd’hui, le tourisme ne représente plus une menace sur la qualité environnementale d’Anhée ; il se développe principalement sous la forme d’un tourisme "doux" (randonnée, vélo, draisine, culture et gastronomie) structuré autour des axes du Ravel de la Meuse et des diverses attractions de la Vallée de la Molignée. Par contre la reconversion prévue du terrain de camping (situé en dehors du champ de la photo, vers la droite) doit être suivie avec attention. La menace principale qui pèse sur ce paysage est bien une extension exagérée des zones d’habitat, au Sud d’Anhée. Outre le lotissement actuel du Caillou (en bord de Meuse, côté gauche de la photo) -dont on peut déjà contester l’intégration paysagère-, il faut être conscient que la plupart des zones non bâties actuelles de ce paysage peuvent, sur base du Plan de Secteur, être transformées à leur tour en zones d’habitat. Nous sommes donc ici devant le paradoxe d’un paysage qui ne bénéficie d’aucune protection particulière alors qu’il constitue la "toile de fond" d’un site (Poilvache) relevant du patrimoine majeur de Wallonie et bénéficiant de toutes les protections imaginables en terme de patrimoine naturel et de patrimoine bâti historique.