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Paysages

Les Hazettes à Ucimont
Saison
hiver 2010
Milieu
Agricole
Qualité du paysage
Beau, Laid, Caractéristique, Soumis à pression

Situation :

Trois poteaux électriques sur le plateau au nord-est du village d’Ucimont (le long de la route vers Mogimont).

Motivation du choix du paysage :

Paysage emblématique des plateaux de l’Ardenne méridionale, près de la vallée de la Semois : vastes étendues agricoles constituées de prés, de prairies de fauche, de champs (maïs, épeautre), ainsi que de plantations de sapins de Noël. Les haies séparant les parcelles sont relativement rares, ce qui peut conférer à ces plateaux un caractère dénudé. Il s’en dégage une ambiance
particulière, puissante pour les uns, peut-être un rien triste pour les autres.

Le paysage photographié fait partie d’un plateau bien plus vaste, cerné
de lisières forestières. De plus en plus, des sangliers quittent la
forêt pour se nourrir dans les champs de maïs. Conséquence : les
agriculteurs se sont mis à protéger leurs champs au moyen de fils
électriques. Il a donc fallu apporter de l’électricité sur place. Sur
le plan paysager, cela s’est traduit par l’érection de poteaux un peu
partout et sans réel souci d’ordre esthétique.

Connaissant ce plateau depuis toujours, j’étais donc attristé en voyant
apparaître ces "griffes" dans le paysage, parmi lesquelles ces trois
griffes-ci. Jusqu’au jour où la neige avait complètement transfiguré
les lieux, en effaçant toutes les lignes paysagères, sauf… les trois
poteaux. Ce minimalisme poussé à l’extrême leur conférait une autre
dimension. Je me rendais compte qu’en les photographiant d’une certaine
façon (c’est-à-dire en zoomant très fort et en choisissant un cadrage
particulier), je pouvais les "mettre en scène", leur donner un "sens", les
"apprivoiser". J’y vois trois âmes solitaires, perdues dans le néant
mais néanmoins connectées. Un signe d’espoir.

Bref, grâce à cette neige qui avait tombé abondamment et qui continuait
à tomber lors de la première prise de vue de cette série, j’ai
découvert une certaine poésie dans cette intervention paysagère qu’on
pourrait "objectivement" qualifier de malheureuse…

Le but de ce suivi photographique est moins de photographier ces trois
"âmes" à chaque saison consécutive, que d’essayer de trouver, pour
chaque saison ou pour différents types de temps, une "mise en scène" qui
fait ressortir leur étrange beauté…

Cela étant dit, si un jour, je constatais leur disparition (comble de
minimalisme !), je n’en serais pas mécontent !

Modification depuis la dernière prise de vue :

Paysage emblématique des plateaux de l’Ardenne méridionale, près de la vallée de la Semois : vastes étendues agricoles constituées de prés, de prairies de fauche, de champs (maïs, épeautre), ainsi que de plantations de sapins de Noël. Les haies séparant les parcelles sont relativement rares, ce qui peut conférer à ces plateaux un caractère dénudé. Il s’en dégage une ambiance
particulière, puissante pour les uns, peut-être un rien triste pour les autres.

Le paysage photographié fait partie d’un plateau bien plus vaste, cerné
de lisières forestières. De plus en plus, des sangliers quittent la
forêt pour se nourrir dans les champs de maïs. Conséquence : les
agriculteurs se sont mis à protéger leurs champs au moyen de fils
électriques. Il a donc fallu apporter de l’électricité sur place. Sur
le plan paysager, cela s’est traduit par l’érection de poteaux un peu
partout et sans réel souci d’ordre esthétique.

Connaissant ce plateau depuis toujours, j’étais donc attristé en voyant
apparaître ces "griffes" dans le paysage, parmi lesquelles ces trois
griffes-ci. Jusqu’au jour où la neige avait complètement transfiguré
les lieux, en effaçant toutes les lignes paysagères, sauf… les trois
poteaux. Ce minimalisme poussé à l’extrême leur conférait une autre
dimension. Je me rendais compte qu’en les photographiant d’une certaine
façon (c’est-à-dire en zoomant très fort et en choisissant un cadrage
particulier), je pouvais les "mettre en scène", leur donner un "sens", les
"apprivoiser". J’y vois trois âmes solitaires, perdues dans le néant
mais néanmoins connectées. Un signe d’espoir.

Bref, grâce à cette neige qui avait tombé abondamment et qui continuait
à tomber lors de la première prise de vue de cette série, j’ai
découvert une certaine poésie dans cette intervention paysagère qu’on
pourrait "objectivement" qualifier de malheureuse…

Le but de ce suivi photographique est moins de photographier ces trois
"âmes" à chaque saison consécutive, que d’essayer de trouver, pour
chaque saison ou pour différents types de temps, une "mise en scène" qui
fait ressortir leur étrange beauté…

Cela étant dit, si un jour, je constatais leur disparition (comble de
minimalisme !), je n’en serais pas mécontent !

Les photos de ce paysage :

  • [été 2011] : Photo prise au petit matin. Cela fait des mois que la neige a fondu, tout en faisant apparaître les textures du paysage. On aperçoit même une ligne d’horizon que la bourrasque de neige de la photo précédente avait totalement effacée : le sombre plateau forestier au sud de la vallée de la Semois, qui marque aussi la frontière avec la France (Forêt de Sedan). Une photo peut-être plus banale que la précédente, mais qui permet de se rendre compte du paysage tel qu’on l’aperçoit dans des conditions "normales".
  • [hiver 2010] : Paysage emblématique des plateaux de l’Ardenne méridionale, près de la vallée de la Semois : vastes étendues agricoles constituées de prés, de prairies de fauche, de champs (maïs, épeautre), ainsi que de plantations de sapins de Noël. Les haies séparant les parcelles sont relativement rares, ce qui peut conférer à ces plateaux un caractère dénudé. Il s’en dégage une ambiance particulière, puissante pour les uns, peut-être un rien triste pour les autres. Le paysage photographié fait partie d’un plateau bien plus vaste, cerné de lisières forestières. De plus en plus, des sangliers quittent la forêt pour se nourrir dans les champs de maïs. Conséquence : les agriculteurs se sont mis à protéger leurs champs au moyen de fils électriques. Il a donc fallu apporter de l’électricité sur place. Sur le plan paysager, cela s’est traduit par l’érection de poteaux un peu partout et sans réel souci d’ordre esthétique. Connaissant ce plateau depuis toujours, j’étais donc attristé en voyant apparaître ces "griffes" dans le paysage, parmi lesquelles ces trois griffes-ci. Jusqu’au jour où la neige avait complètement transfiguré les lieux, en effaçant toutes les lignes paysagères, sauf… les trois poteaux. Ce minimalisme poussé à l’extrême leur conférait une autre dimension. Je me rendais compte qu’en les photographiant d’une certaine façon (c’est-à-dire en zoomant très fort et en choisissant un cadrage particulier), je pouvais les "mettre en scène", leur donner un "sens", les "apprivoiser". J’y vois trois âmes solitaires, perdues dans le néant mais néanmoins connectées. Un signe d’espoir. Bref, grâce à cette neige qui avait tombé abondamment et qui continuait à tomber lors de la première prise de vue de cette série, j’ai découvert une certaine poésie dans cette intervention paysagère qu’on pourrait "objectivement" qualifier de malheureuse… Le but de ce suivi photographique est moins de photographier ces trois "âmes" à chaque saison consécutive, que d’essayer de trouver, pour chaque saison ou pour différents types de temps, une "mise en scène" qui fait ressortir leur étrange beauté… Cela étant dit, si un jour, je constatais leur disparition (comble de minimalisme !), je n’en serais pas mécontent !